Impressions dominicales

Modèle & photographe incconus

Modèle & photographe incconus

Le temps s’égraine calmement. Les journées se rythment, invariables et studieuses, de la terrasse d’un café aux pénombres d’un cabinet de travail. L’esprit est serein. Le corps — enfin apaisé — s’abandonne à cette douce monotonie. Quelques lectures du Tarot, seules, rompent cette solitude et créent une agitation, impriment un mouvement si essentiel à cette retraite.

Le temps est dépouillé, enfin, des vaines illusions. L’esprit est concentré. Dans les méandres du cerveau — dédale anatomique, qui enserre les Enfers humains — les pensées s’égarent, s’esquissent et s’affinent. À maturation, elles s’incarnent sur le corps, ou sur le papier. Le travail est lent, peut-être; mais sa régularité est génératrice. Ainsi, chaque jour l’œuvre se crée aussi totalitaire que l’exige son créateur.

Et rien, ni les chaleurs caniculaires ni les errances égoïstes ne devraient perturber cette évidence créatrice.