Impressions dominicales

Modèle inconnu | Ellen Rogers

Modèle inconnu | Ellen Rogers

Ces impressions dominicales s’harmonisent au gris du ciel. Elles invitent à la mélancolie, à s’y réfugier et s’y lasser tendrement. Ennui et mélancolie. Singulières sensations, qui — douceur ambigüe — nous emplissent d’une torpeur apaisante. Aussi, s’y abandonner avec volupté. Dans ce silence de l’esprit, espérer que l’écoulement du temps ralentisse, se suspende, pour s’y perdre parfaitement. Ni contrainte ni contingence. L’instant, seulement.

Dans cette dissolution de soi, renoncer à cette tension linéaire — pure folie de la volonté — qui prétend nous élever, nous animer, sans cesse. Mais le jour ne pourrait exister sans la nuit. La mélancolie est l’instant nocturne de notre psyché. Aux influences lunaires, cet onirisme conscient nous révèle et nous recrée, corrode nos certitudes et amplifie nos désirs. Plénitude que les volutes bleues du tabac accompagneront, quelques heures encore.