Divin'Enfant

Ruth Knowles, par Erwin Blumenfeld.

Ruth Knowles, par Erwin Blumenfeld.

D'étables, il n'y en a trace. De divinités, il n'y en a que de profanes. Divin'Enfant évoque un boudoir féminin au crépuscule d'une nuit de veille.

Les artifices d'une femme, à la légèreté candide, s'estompent; de la virginité du néroli & des douceurs de la guimauve, à l'aube, il ne reste qu'un sillage imperceptible. Seul le désordre d'une nuit sensuelle se devine, confusément. Quelques notes de tabac froid & d'un moka, encore tiède, laissent deviner une tendresse annonciatrice de nouvelles caresses. Et de caresses en tendresses, les corps las s'imprègnent de notes ambrées & cuirées. Cette femme, belle d'abandon, dort insouciante. L'homme se lève. Quelques ablutions; et il la quitte, endormie encore.

Divin'Enfant, Antoine Lie, État libre d'Orange, 2006.