3 fleurs

Carmen dell’Orefice | Norman Parkinson.

Carmen dell’Orefice | Norman Parkinson.

En ces grises journées d'un automne urbain, l'envie irrépressible de saisir, quelques instants, la mémoire d'un été fugace. Trop fugace. Et le sillage de 3 fleurs s'esquisse.

Le jasmin a la sensualité troublante d'un corps, qui s'abandonne, distraitement, aux lumières d'une matinée naissante. Le temps s'égraine, si lentement.
La tubéreuse s'échauffe d'un soleil brûlant. Le corps ne s'y expose pas; la chaleur sèche, pourtant, perle l'épiderme d'une moiteur ambiguë. Le désir s'immisce & se devine. Le temps s'égraine. Trop lentement.
La rose tentatrice - un peu facile, peut-être - habille cette femme, qui, indolente,  s'impatiente de retrouver cet amant éphémère.

Mais l'attente & la chaleur épuisèrent le désir; le temps, qui s'éloigne, lasse si vite. Trop vite.

3 fleurs | Marc-Antoine Corticchiato | Parfum d'Empire [2009].