Eau de lierre

Pauline de Rothschild, par Horst P. Horst.

Pauline de Rothschild, par Horst P. Horst.

Le flacon rectangulaire, aux lignes sobres & élégantes, se vide. Et, bientôt, Eau de lierre ne sera plus qu'un souvenir olfactif. Hélas. Si je répugne à céder aux diktats de cet ovoïde, qui s'éloigne de l'esprit Diptyque, c'est que le flacon est un essentiel, aussi.

À l'instant de se parfumer, le titre déjà - Eau de lierre - m'évoque ces paysages stylisés des préraphaélites; et - effleurant les formes rectilignes du flacon -, la froideur du verre me rappelle ces épidermes glaciaux & diaphanes de sublimes rousses dangereuses. L'odeur, en fin, anime cette nature morte d'une respiration hespéridée à la verdeur sfumato.

Eau de lierre, Fabrice Pellegrin, Diptyque, 2006.