Iris silver mist

Jane Spargue, par Mark Shaw.

Jane Spargue, par Mark Shaw.

La Renaissance inspira Iris silver mist. Serge Lutens l'écrit. Et sans doute la séduction altière & froide de l'iris esquisse des femmes diaphanes & idéalisées. Le sillage teinté d'une lascivité terreuse & animalisée corrompt cet iris frigide pour suggérer le contraste saisissant d'une beauté virginale et d'une cruauté raffinée. Cela est trop construit pour être cet esprit renaissant.

Le raffinement de cet artifice olfactif renvoie aux «crimes de l'extrême civilisation». La Terreur s'esquisse. Et avec elle, les flots de sang, l'alignement de poupées décapitées et - vision d'horreur sublime - ces charrettes d'aristocrates, qui livrent, sans fin, des beautés exsangues au fil froid & impavide du couperet.

Iris silver mist, Maurice Roucel, Serge Lutens, 1994.