Désarmant

Ivy Nicholson, par Milton H. Greene.

Ivy Nicholson, par Milton H. Greene.

Les lignes droites du flacon, courbes du bouchon & le lilas du verre créent une sensation sereine & épurée; le logotype, si moderniste, de la maison y ajoute une rigueur stylisée.

Le synopsis prétend, qu'il s'agit d'une odeur ancienne & oubliée dans un palace délaissé. Peut-être. Les impressions sont celles d'une sensualité naissante, déclinante, puis finissante.

Un bouquet de fleurs hétéroclites instille une confusion; celle d'une lascivité, fougueuse & innocente, qui s'égare dans des désirs indistincts. Une gousse de vanille saisit l'amertume - douce, encore - des premiers renoncements. L'objet des désirs se précise; il se dérobe, aussi. Et quelques notes animales, enfin, incarnent les désillusions d'une envie consommée; seule, une nostalgie mélancolique - celle des instants perdus - impriment encore l'atmosphère.

Désarmant, Marc-Antoine Corticchiato, La Parfumerie moderne, 2014.