Imperial tea

Modèle inconnu, par Irving Penn.

Modèle inconnu, par Irving Penn.

Si, depuis l'achèvement de L'Œuvre noire, je délaisse la maison By Kilian, au prétexte du prix Olfactorama, j'en redécouvre les dernières créations. Et, singulièrement, la sensation d'ennui indicible, qui m'éloigna, se répète.

Imperial tea, à l'évidence, est un gaïwan, où infuse un thé au jasmin; le sujet est très stylisé. Trop, peut-être. Et, sans doute, le talent de Calice Becker en saisit, non l'atmosphère, mais l’instantané; les volutes de vapeur, le thé, qui se gorge d'eau, la porcelaine bleue, qui se tiédit. Le cadre est, ainsi, croqué, un salon de thé à la chinoise.

Cette perfection technique - aucune fausse note - et ce réalisme - la focale est nette - sont inféconds; Imperial tea saisit, mais n'inspire rien. Le thé, à peine bu, est déjà oublié.

Imperial tea, Calice Becker, By Kilian in Asian Tales, 2014.