Irisss

Exilona Savre, par Peter Basch.

Exilona Savre, par Peter Basch.

La laideur du flacon me détourna longtemps - trop, peut-être? - de ce parfum. Le luxe - l’authentique - se doit, me semble-t-il, d’être l’évidence de l’élégance. Les excès sont vains; ils dispersent, ils égarent. Et c’est par hasard - par accident, presque - que je découvris Irisss.

Poudré & encensé, ce parfum oscille subtilement entre nostalgie & modernité. Son sillage m’évoque les théories esthétiques baudelairiennes. Le beau, à en croire ce Dandy absolu dans Le Peintre de la vie moderne, est complexe. Sa composition est inévitablement double, c’est-à-dire qu’il se construit «d’un élément éternel, invariable» & «d’un élément relatif, circonstanciel». Irisss est cette bizarrerie baudelairienne. Son aspect boisé, si contemporain, se trouble d’une violette poudrée, si classique - presque désuète. Ce contraste, cette tension, révèle une beauté native, mais ne la crée pas.

Irisss, Chris Maurice, Xerjoff in XJ 17/17, 2008.